En finir avec la galère des devoirs !

Les réponses à vos questions les plus fréquentes

Si, comme un jeune sur cinq, votre enfant est en difficulté scolaire, vous savez que les devoirs à la maison, c’est rarement le moment de plaisir de la journée !

Et pourtant, ils font partie de la routine scolaire, on ne peut y échapper. Beaucoup de parents se cognent aux mêmes problématiques :

Motivation, mémorisation, qui dégénèrent en conflit…

Voici les réponses à vos questions les plus fréquente :

1. Le soir mon enfant est trop fatigué, il m’arrive de faire les devoirs à sa place. Je voudrais le soulager mais je ne sais pas comment. Quel conseil pourriez-vous me donner ?

Certains enfants sont très fatigables (surtout les enfants souffrant de troubles neurodéveloppementaux ou troubles DYS). Ils arrivent à la maison, épuisés par leur journée.

Peut-on les soulager ?

Oui mais à une condition ! Que l’enfant reste le cerveau de l’opération. C’est lui qui doit réfléchir, comprendre, apprendre et mémoriser.


Que proposer ?

Vous pouvez poser des questions et pourquoi pas devenir sa main (écrire à sa place) ou ses yeux, (lire à sa place), pour lui permettre d’être plus disponible pour réfléchir et comprendre.

Tips : En cas de surcharge, n’oubliez pas d’en parler avec son ou ses enseignants ! Des aménagements peuvent être pensés ensemble !


2. Mon enfant refuse de faire ses devoirs. Tous les soirs c’est le même scénario et cela finit en crise. Comment faire pour le motiver ?

La motivation s’appuie sur un trépied :

  1. La compétence : Votre enfant se sent-il capable de faire ses devoirs ? Est-ce que ce qui lui est demandé lui est accessible ? Est-ce adapté à son niveau de compétence ?

  2. L’autonomie : votre enfant a besoin de se sentir à l’origine de ses choix et de ses actions.

  3. L’appartenance sociale : votre enfant a besoin de se sentir soutenu, encouragé et valorisé par les siens.


Que proposer ?

  1. La compétence : Si l’enfant ne se sent pas à la hauteur du travail qui lui est demandé, n’hésitez pas à en parler avec ses professeurs pour en déterminer la cause. Est-ce une difficulté réelle ou imaginaire (manque de confiance en soi) ? Si elle est réelle, des aménagements peuvent être prévus (diminution de la quantité, , outils d’aide à la lecture et la compréhension, …)

  2. L’autonomie : Même si les devoirs sont globalement une entrave à l’autonomie de votre enfant, veillez à ce qu’il garde une marge de manœuvre (ex : le moment, le lieu…)

  3. L’appartenance sociale : Mettez en avant les progrès de votre enfant aussi petits soient-ils, soutenez-le et accompagnez-le là où il en est (et pas là où il devrait être).


3. Les devoirs prennent des heures ! C’est long, long et encore tellement long! Personne n’a envie de s’y mettre car on sait que cela va être interminable !

Il y a l’enfant pour qui les apprentissages sont longs et douloureux. Appliqué, il avance péniblement pas à pas, sous le poids de ses difficultés.


Que proposer ?

Segmentez les leçons, faites de petites sessions de révisions régulières ou allégez la quantité de devoirs (en partenariat avec son enseignant).


Et il y a l’enfant pour qui les devoirs sont la contrainte de trop. Quand il rentre le soir physiquement éprouvé, il a besoin d’espace, de liberté et de jeux… Bref, de tout sauf de l’école. L’enfant est obligé de faire quelque chose qu’il n’aime pas, se bloque et tout prend alors infiniment plus de temps.


Que proposer ?

Aidez-le à trouver du sens dans les apprentissages (expliquez-lui l’utilité des devoirs), variez les stratégies d’apprentissage (cf. article sur ce sujet) comprenez ses besoins et laisser-lui plus d’autonomie (choix du moment, du lieu…)


4. Je lui donne des stratégies pour apprendre mais il n’en fait qu’à sa tête et ne les applique pas. Comment faire ?

« Recopie tes mots 5 fois, j’ai toujours appris comme ça, je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour toi ! »

C’est un biais d’imaginer que nous aurions tous les mêmes techniques d’apprentissage.

Oui, ce qui fonctionne pour vous, ne fonctionnera pas forcément pour l’autre. Si nous le savons en théorie, nous avons tendance à vouloir transmettre nos enfants ce qui nous a aidé. Or, ce n’est pas toujours efficace !


Que proposer ?

Variez les techniques d’apprentissage (ex : épeler, recopier, dessiner, bouger, faire des liens…) et interrogez, votre enfant là où il se sent le plus à l’aise (cf ; prochaine newsletter + ressource gratuite à ce sujet)


5. Il ne mémorise rien du tout ! Que faire ?

« Je lui dicte ses mots tous les jours et chaque fois il y a une nouvelle faute ! », « j’ai même fini par mettre les règles de grammaire dans les toilettes ! » … Hélas oui, nous n’avons pas tous les mêmes capacités à mémoriser !

Si nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, il est cependant possible d’avoir quelques clés pour aider son enfant à mémoriser.


Que proposer ?

Assurez-vous que votre enfant comprend ses leçons (on apprend mieux si l’on comprend), aidez-le à se mettre « en projet » (chercher les conditions optimales pour être attentif et disposé à apprendre) et organisez de petites sessions de révision plutôt qu’un long temps d’apprentissage.


… Et en bonus :

Téléchargez gratuitement, notre "feuille de route" sur notre page "Bonus". Un outil malin pour accompagner votre enfant à chaque session de travail